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Les leçons que m'ont apprise mon impatience ...

Ceux qui sèment avec larmes Moissonneront avec chants d’allégresse. Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, Revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes. Psaumes 126. 5-6 

Mars 2020, le monde a petit à petit commencé à se transformer et mon univers personnel aussi, par la même occasion. La lune était pleine et sa lumière luisait dans ma chambre alors que les frontières se fermaient l’une après l’autre….  Ces soirs-là, allongée dans mon lit, nuit après nuit, je me suis retrouvée avec les cendres de mes rêves entre les mains.  Fidèle à moi-même, au début, j’ai résisté. Il doit bien y avoir une solution, une alternative, une issue de secours qui me permettrait d’échapper à la mort. Mes plans, mes projets, ceux pour lesquels j’ai si longtemps priés, transpirés et travaillés aboutiront coûte que coûte. Ce n’est pas cette saison de confinement qui m’empêchera de voir le fruit de mes efforts … Et pourtant, cette saison que j’essayais tant de fuir était,  d’une certaine manière, le fruit de mes prières/efforts… En effet, dans cette saison de confinement, je suis revenue à la vie.

Face à mes propres cendres, j’ai appris à entretenir des coeurs à coeurs avec mon âme et dans cette même lancée, cette dernière m’a révélée tous les “monstres” qui avaient trouvés leur refuge à l’intérieur de mon coeur. Et oui, bien caché dans mon temple, j’ai trouvé l’un de mes plus grands ennemis depuis ma plus tendre enfance : “l’impatience”. Ce dernier avec son meilleur ami le perfectionnisme m’ont tenue otage à l’intérieur de moi-même depuis plus de 20 ans. J’ai donc eu l’opportunité de discuter avec eux sachant que Christ avait toute autorité sur eux et que le Saint-Esprit était à mes côtés. 

Dans nos discussions, j’ai trouvé des informations de valeurs sur moi-même. En effet, lors d’un de ces échanges, mon impatience m’a révélée que je ne croyais pas que Dieu voulait mon bonheur. Par conséquent, j’utilisais mon impatience comme moteur afin de me créer des circonstances heureuses (réalisation de projets, …). Au nom du “hustle” et de la “work hard” mentalité, j’avais développé cette mauvaise habitude de toujours vouloir prendre le devant et d’attendre uniquement de Dieu sa bénédiction dans tout ce que j’entreprenais. Face à cette révélation et surtout face à moi-même, je me suis tournée vers Jésus ainsi que le Saint-Esprit et je leur ai demandé pardon. Pardon d’avoir pris leur place dans ma propre vie. Dans la foulée, contre toute attente, mes cendres se sont transformées en semences. Et oui, en un instant ce que j’avais passé des mois et même des années à créer, s’est métamorphosé. Cependant, les choses ne se sont pas arrêtées là… 

« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance ». Jérémie 29.11

[Paix: état complet, perfection, sainement, bien-être, paix; état complet (en nombre); sûreté, solidité (du corps); bien-être, santé, prospérité; paix, quiétude, tranquillité, contentement ; paix, amitié (des relations humaines et avec Dieu spécialement dans la relation de l’alliance); paix (par rapport la guerre); paisible]. 

Mon impatience n’ayant pas fini son travail en moi. Elle m’a donc amenée vers  un autre “monstre”, le perfectionnisme. Celui-là, je pensais déjà l’avoir vaincu et pourtant, il était là ou plutôt une autre couche de ce dernier était en face de moi. J’ai donc fait la même chose qu’avec l’impatience. Je me suis assise avec le Saint-Esprit et Jésus à mes côtés et je l’ai écouté. En l’écoutant, j’ai senti une guérison instantanée. Il m’a révélée la beauté qui se cache dans l’art de maîtriser le progrès. Le progrès certes qui peut parfois être lent mais quand constant, produit des fruits insoupçonnés. C’est l’effet cumulatif. Au son de ces paroles, mon être entier s’est soumis au rythme divin des mes saisons. De plus, cette révélation n’est pas venue seule. Elle est venue avec les secrets de l’art de la construction. 

« Une richesse trop vite acquise se dissipe, amassée peu à peu, elle se multiplie ». Proverbes 13.11 

En effet, quand on prend le temps de construire quelque chose. On se laisse construire en même temps. Alors que l’on fait face à des obstacles, en réalité nous faisons face à nous-même. Rêver prend donc un nouveau sens. Il n’est plus question de travailler à la réalisation de nos rêves. Il est désormais question de travailler (en collaboration avec l’esprit et les circonstances de nos vies) à la réalisation de la version mature de nous-même par l’intermédiaire de nos rêves. Effectivement, nos rêves et promesses sont déjà cachés entre les mains de Dieu. Rien, (ni même une période de confinement et de maladie) ne peut entraver leur accomplissement. Assurément les projets de Dieu pour nous se réaliseront à condition que nous soyons prêts pour les accueillir/recevoir. 

« Car autant il y a de promesses en Dieu, toutes sont oui en lui, et Amen en lui, à la gloire de Dieu par nous ». 2 Corinthiens 1.20

Prêt pour les accueillir/recevoir, là est l’une des plus belles leçons de l’expérience humaine (notre séjour sur Terre). En effet, tout est déjà là. Nos promesses, le fruits de nos prières, l’accomplissement de nos rêves, nos réalisations de soi, la santé, le salut du monde, le bonheur, tout est déjà là, au travers de Christ.  Par conséquent, c’est à nous de laisser ces promesses et ces rêves faire leur travail en nous, en les laissant avec l’aide de l’Esprit nous façonner à l’image de Christ jour après jour, c’est-à-dire de bons intendants de nos Héritages.  C’est pourquoi, ce que nous vivons entre le moment où nous avons la révélation de notre Héritage et la manifestation de ce dernier, ne doit ni nous effrayer, ni nous décourager. Ces suites d’événements préparent nos cœurs afin que nous puissions être la personne mature, intègre et sage capable de fructifier cet Héritage. De plus, n’oublions pas que nous sommes sur Terre pour apprendre et grandir. C’est pourquoi même avec toutes ces révélations, n’hésitons jamais, dans l’adversité à être patient et tendre vis-à-vis de nous-même. Rome n’a pas été construit en un jour et nous non plus. 

« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien ». Jacques 1.2-4

Encore une fois, face à cette révélation, j’ai demandé pardon à Dieu. Je lui ai demandé pardon pour avoir fait les choses à l’envers. Je lui ai demandé pardon pour m’être souciée de l’accomplissement de ses promesses au lieu de me soucier de ma fidélité envers lui. Je lui ai demandé pardon pour avoir voulu accomplir mon héritage alors que celui-ci m’était déjà offert. 

À cet instant, suite à ce moment de confession, ma semence à commencer à éclore. Et oui, en deux mois de confinement, j’ai vu bien plus de résultats dans ma vie qu’en plusieurs années de travail. Vous savez pourquoi ? Parce que pour la première fois, la semence n’était pas un rêve. Pour une fois, la semence, c’était moi. Je me suis laissée être façonnée par cette saison de deuil (confinement). J’ai expérimenté une Pâques intérieure. Je n’ai pas juste laissé Christ mourir à la croix pour moi. Je suis moi-même, en suivant le bon Berger, descendue dans la vallée de l’ombre de la mort à ses côtés pour en ressortir les vérités qui me permettent aujourd’hui de manger en présence de mes ennemis. 

« Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil ». Psaumes 127.1-2 

Présentement, je peux témoigner que  je suis patiente. Quiconque me connaît personnellement peut attester que c’est un miracle. En outre, je suis épanouie dans ma patience parce que je sais que Dieu opère constamment quelque chose de joyeux dans ma vie et ce quelque chose, c’est moi. En effet, ayant enfin l’assurance de mon héritage et de son oeuvre en moi, je peux enfin grandir paisiblement au rythme des saisons divines de mon existence… car tout ce qu’Il a dit, en Son temps, assurément s’accomplira.

Et toi dis-moi, aujourd’hui, quelle est ton assurance  ? 

« Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi et tout ce que j’ai est à toi, … » Luc 15.31

Avec Patience, Joie  et Sérénité, 

Y.N.

 

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